« Dans une fury room-MLTC, on ne fait pas de gestion de colères toxiques, on aide la personne à libérer des colères justes afin qu’elle puisse se réapproprier cette énergie pour sortir d’emprise et retrouver le fonctionnement de son Être Véritable »
Le rôle principal des émotions telle la joie, la colère, la peur ou la tristesse, est de nous informer si une situation vécue est juste ou non pour nous. Grâce à cette information émotionnelle, nous pouvons réagir de manière adaptée à la situation afin de conserver notre équilibre de vie.
Or, beaucoup de personnes, notamment les hypersensibles, souffrent de ces émotions ressenties comme intenses ou excessives. Cela pouvant être très handicapant dans la vie quotidienne et relationnelle, elles cherchent de l’aide pour apprendre à « gérer/contrôler » leurs émotions.
Mais ce que la plupart des personnes cherchent à contrôler sont les émotions toxiques créées et entretenues par leur jumeau/jumelle toxique (= l’ensemble des énergies toxiques présentes dans notre tissu conjonctif). En effet, ces énergies toxiques créent une dépendance affective pathologique (DPA) qui nous font fonctionner dans le triangle Bourreau-Victime-Sauveur de Karpman.
A l’intérieur de ce triangle infernal, les situations ne sont pas appréhendées de manière objective et factuelle mais par le biais des projections de la part toxique. A travers ce prisme déformant, les émotions deviennent désajustées, inauthentiques, inadéquates et les réactions face aux situations sont inadaptées et inefficaces. De ce fait, les déséquilibres de vie s’installent et les émotions se chronicisent.
En cherchant à gérer/contrôler ces émotions désajustées, de nombreuses personnes se tournent vers des techniques diverses telles que la CNV (communication non violente) ou des pratiques spirituelles telles que « le pardon », certaines formes de méditation, l’EFT, des techniques de respiration, de relaxation, etc.
Ces techniques peuvent servir de « pansement » pour aider la personne à traverser une crise émotionnelle ou un gros traumatisme créé par leur jumeau/jumelle toxique. Elles peuvent être utiles pour accompagner un travail thérapeutique en MLTC, mais elles ne règleront jamais seules les problématiques émotionnelles de manière durable car, contrairement à la MLTC, elles n’enlèvent pas à la racine ce qui a participé à les créer : les énergies toxiques.
Comme un médicament anti-douleur ou un anti-dépresseur, ces techniques peuvent procurer une forme de soulagement qui peut donner l’impression que la conscience a repris le dessus sur la part toxique. Cette impression émane du fait que la part toxique peut être temporairement ensuquée par ces pratiques ou parce que celle-ci fait profil bas dans le but pervers de se faire oublier pour continuer à agir dans l’ombre. Ces techniques de gestion/contrôle peuvent donc donner l’illusion que les problématiques émotionnelles sont réglées.
Cependant, tant que les énergies toxiques sont présentes dans le fascia, les difficultés émotionnelles en apparence réglées peuvent ressurgir, petit à petit ou de manière subite, parfois des années après. Un incident, une situation similaire à celle d’un événement traumatique peut, telle une madeleine de Proust, faire ressurgir des émotions toxiques que l’on croyait disparues. A cette occasion certaines personnes jusqu’alors « lisses » peuvent littéralement exploser à la surprise de leur entourage. D’autres peuvent connaître un effondrement dépressif alors que tout dans leur vie était au beau fixe. Les émotions toxiques refoulées ou déniées par ces pratiques peuvent également se transformer, avec le temps, en des troubles somatiques (douleurs chroniques, maladies inflammatoires) ou du comportement (alimentaire, addictions, hyperactivité, TOCs, phobies, etc.). Ainsi ces techniques de gestion/contrôle émotionnel, bien qu’utiles pour avoir plus sereinement le temps de mettre en place un vrai travail de fond, ne représentent pas une solution pérenne aux difficultés émotionnelles créées par les jumeaux/jumelles toxiques.

La solution durable aux problématiques émotionnelles
Si vous vous sentez souvent submergé par vos émotions, vous devez savoir que sur le plan de votre conscience (ou de votre Être véritable) il n’y a ni DPA, ni fonctionnement dans le triangle de Karpman. Il n’y a donc pas d’émotions toxiques.
Sur ce plan les émotions ressenties sont justes, c’est-à-dire, elles sont authentiques, instinctives et en parfaite adéquation avec les situations vécues.
Sans le prisme déformant créé par les énergies toxiques, notre être véritable appréhende les situations de manière objective et factuelle et, grâce à ce ressenti émotionnel juste, il peut leurs apporter une réponse adaptée et efficace. Ensuite, l’émotion disparaît sans laisser de trace, sa fonction adaptative ayant été pleinement remplie.
Les émotions justes sont donc passagères, elles ne durent pas. Elles laissent la place, de manière fluide, à de nouvelles émotions qui engendreront à leur tour de nouvelles réponses adaptées, au gré des évènements.
De cette façon l’Etre véritable maintient son équilibre de vie de manière fluide, naturelle et instinctive, sans avoir besoin de gérer/contrôler des émotions justes qui ne font que le traverser.
Ainsi, si vous souffrez à cause d’émotions excessives, désajustées et chroniques, leurs gestion/contrôle n’est pas une véritable solution à votre problématique. Ce n’est que par la libération de l’emprise de votre jumeau/jumelle toxique grâce à la MLTC et la reconnexion à votre Être véritable qu’il vous sera possible de vivre vos émotions de manière saine, juste et de façon pérenne.
La colère juste vs la colère toxique
Afin d’illustrer les propos ci-dessus nous allons nous intéresser à une émotion que la plupart des personnes éprouve le besoin de gérer/contrôler : la colère. Bien qu’elle soit une émotion parfois difficile à vivre et mobilisant une grande quantité d’énergie, la colère est une réaction émotionnelle extrêmement utile qui signale à notre être l’existence d’une menace pour son équilibre ou pour sa survie. Grâce à elle, nous pouvons mobiliser l’énergie nécessaire pour contrer cette menace, notamment par la sécrétion d’un cocktail d’hormones de stress tels que l’adrénaline et le cortisol.
Quand cette réaction émotionnelle émane de notre Être véritable, nous parlons ici de la « Sainte Colère » ou de la colère juste. Celle-ci se déclenche face à une menace toujours objective et factuelle. Il s’agit donc d’une réaction justifiée dont l’expression sera toujours maîtrisée et proportionnée à la menace. La colère juste ne vise qu’à rétablir l’équilibre rompu sans être inutilement destructeur ni pour l’autre ni pour soi-même. Une fois que la menace est évincée par une action efficace, l’être retrouve son calme tandis que le corps élimine progressivement les hormones de stress qui l’ont aidé à y faire face.
Or, malheureusement, l’existence des énergies toxiques dans notre tissu conjonctif font que, plutôt qu’une colère juste, efficace et passagère, nous passons notre temps à éprouver et à subir les conséquences d’une colère désajustée, inefficace et souvent chronique. Comme déjà mentionné plus haut, ces énergies perverses et manipulatrices nous poussent à fonctionner de manière inconsciente dans le triangle Bourreau-Victime-Sauveur à travers la dépendance affective pathologique (DPA). Une fois pris dans le piège de ce triangle par un phénomène d’emprise, nos perceptions, nos besoins et nos réactions n’ont plus aucun rapport avec la réalité objective et factuelle. En effet, nous n’arrivons plus à percevoir la menace de manière juste et, par conséquent, notre réaction émotionnelle est inappropriée et toxique.
Ainsi, par l’action de ces énergies toxiques, nous pouvons croire qu’une menace réelle est anodine et de ce fait ne pas réagir de manière juste face à elle.
Par exemple, au sein d’une entreprise certains collègues, sous l’influence de leurs parts toxiques, peuvent se montrer abusifs en ne respectant pas la propreté et le rangement de l’espace cuisine commun (posture du Bourreau). Tous les jours ils vont laisser de la vaisselle sale dans l’évier, le four microondes crasseux, des restes de repas oubliés dans le frigo alors que les consignes d’utilisation de cet espace commun sont clairement affichées. Ce genre de comportement répétitif est inacceptable et constitue une gêne pour le bien-être collectif. Mais les autres collègues, par la manipulation interne de leurs jumeau/jumelle toxiques, peuvent dénier leur colère en s’auto-persuadant que la situation « n’est pas si grave ». En vérité, ils ne veulent pas perdre la sympathie de leurs collègues abusifs (posture du Sauveur). Chez d’autres personnes, la colère sera contenue par la crainte de l’exprimer ouvertement et d’en subir les conséquences (posture de la Victime). Ainsi, pris au piège de ces énergies et de la DPA, plus personne n’est en capacité d’exprimer une colère saine et juste et de faire le nécessaire pour faire cesser immédiatement l’abus. En l’absence de réaction, le comportement abusif finira par s’installer au sein de cette entreprise et cela en attirera probablement d’autres, dans un cercle vicieux.
Dans d’autres situations ces énergies toxiques peuvent nous faire surévaluer une menace et nous faire surréagir par une colère disproportionnée.
Par exemple nous pouvons parfois être très gênés par des bruits créés par les voisins, comme celui d’une tondeuse à gazon. Certaines personnes ont des habitudes plus matinales que d’autres et profitent du weekend pour s’occuper de leurs jardins. Or c’est précisément le weekend que d’autres font leurs grasses matinées pour récupérer le déficit de sommeil de leur semaine de travail. Du coup être réveillé un samedi dès 9h du matin par la tondeuse du voisin peut attiser notre colère car nous nous sentons agressés et pas respectés. Mais au lieu de mettre des boules Quies dans l’attente de pouvoir échanger avec le voisin et trouver ensemble un créneau de tonte satisfaisant pour tous, nous pouvons vivre cette expérience sous le prisme déformant de notre part toxique et par conséquent sur-réagir. En effet, à travers ces énergies toxiques dans notre fascia, la sensation de saturation psychique et de fatigue peut être décuplée de sorte que nous nous énervons vivement face au moindre incident. De plus, à travers nos jumeau/jumelle toxiques, tout un discours délirant peut se mettre en place dans notre tête pour alimenter encore plus notre colère : « c’est quand même abusé de réveiller les gens de la sorte ! », « il le fait sans doute exprès ! », « et ça va être comme ça tous les weekends, bla, bla, bla… ». Certes, cette personne nous a malencontreusement réveillé mais il a respecté les plages horaires autorisées pour ce genre d’activité. En outre, il est fort probable qu’il ignorait que nous dormions à ce moment-là. Et, qui sait, il serait peut-être ravi de nous éviter cette peine à nouveau en se montrant souple sur ses horaires de tonte la prochaine fois. Mais, à travers les énergies toxiques, nous finissons par croire que le voisin est l’auteur d’un abus inadmissible pour lequel il n’y aura pas de solution, ce qui va provoquer en nous une colère démesurée. Et si nous laissons cette situation se perpétuer nous pouvons développer une vraie animosité envers cette personne et passer du statut de Victime à celui de Bourreau.
Les énergies toxiques peuvent créer aussi des colères injustifiées.
Par exemple, nous pouvons éprouver une colère chronique envers un frère ou une sœur à force d’être comparé(e) négativement à celui-ci/celle-ci. La comparaison est un procédé particulièrement pervers que certains parents toxiques (ou sous emprise de leurs parts toxiques) utilisent pour diviser une fratrie et créer un sentiment de jalousie. Et à travers nos propres jumeaux/jumelles toxiques nous pouvons croire à tort que nous sommes moins dignes d’amour que l’autre, éprouver une blessure d’injustice et percevoir sa « réussite » comme une menace à la nôtre. Or cette menace n’est pas réelle. D’une part, nous sommes tous des êtres uniques et dignes d’un amour éternel et inconditionnel et, d’autre part, ce qui fait la réussite d’une personne peut ne pas du tout correspondre à nos besoins véritables nous permettant d’atteindre le bonheur. La seule réaction juste est de comprendre comment ces énergies nous ont manipulé(es), quitter la posture de la Victime et apprendre à connaître et à combler nos propres besoins en n’étant plus calqué sur l’autre.
Une autre forme de colère toxique créé par ces énergies est la colère au volant.
La voiture donne une fausse impression de protection et d’isolement qui désinhibe l’expression de nos émotions, notamment les émotions négatives. De plus, par le jeu pervers des énergies toxiques nous pouvons nous sentir dans une forme de toute puissance au volant de nos voitures (posture du Bourreau). C’est pourquoi, suite à un incident automobile, il est très facile de tomber dans une forme de colère haineuse et désinhibée qui nous pousse à insulter l’autre, voire même à adopter des comportements agressifs au volant.
Ce phénomène s’observe aussi dans les réseaux sociaux où, sous la protection d’un pseudonyme, il est très facile de laisser libre court à une colère haineuse et débridée qui peut aller jusqu’au au cyberharcèlement.
Bref, ces énergies manipulatrices sont extrêmement créatives pour provoquer et entretenir en nous des colères toxiques. Qu’elle soit déniée, contenue, disproportionnée ou injustifiée aucune d’entre elles ne nous mènera vers une action efficace, juste et libératrice. C’est pourquoi les colères toxiques se chronicisent et peuvent devenir, avec le temps, un véritable poison pour notre corps et notre psychisme, d’où l’importance de les prendre en charge.
La fury room ludique vs la fury room thérapeutique
Les fury rooms (ou ateliers défouloirs) sont surtout pratiqués dans un cadre ludique. Leur objectif est de permettre à une personne de décharger sa colère, sans risque pour elle-même et pour l’autre, en cassant des objets dans un milieu protégé. Cela permet d’évacuer une grosse tension émotionnelle et ainsi aider le corps et le psychisme à déstresser à court terme. Il ne s’agit que d’un simple outil de gestion émotionnelle qui, comme pour d’autres pratiques, n’a pas de réel effet à long terme.
De fait, en absence d’un travail de fond sur les causes de cette surcharge de tension, la colère reviendra tôt ou tard et continuera à épuiser l’organisme. C’est pourquoi il est nécessaire d’utiliser la fury room avec un accompagnement thérapeutique adapté qui permet de traiter les causes d’une colère dysfonctionnelle (les énergies toxiques) tout en proposant des solutions pour contrer efficacement le contexte menaçant.
La fury room thérapeutique classique vs la fury room MLTC
Comme exprimé plus haut, un accompagnement thérapeutique adapté est essentiel pour potentialiser et faire perdurer les effets d’un atelier défouloir. Cependant, peu de thérapeutes connaissent l’existence de la part toxique en eux-mêmes et chez l’autre, et comment son emprise nous entraîne de manière subtile et perverse dans des perceptions et des émotions faussées du triangle de Karpman. C’est pourquoi, dans le cadre d’une psychothérapie classique, la cause des colères dysfonctionnelles ne pourra pas être traitée et on ne fera que de la gestion de celles-ci. De plus, lors des fury room thérapeutiques classiques, la personne risque d’exprimer sans distinction des colères justes et des colères faussées. Or, le fait d’exprimer une colère en étant dans le fonctionnement du Bourreau-Victime-Sauveur ne fera que conforter la personne dans ce positionnement toxique.
Au contraire, lors d’une fury room-MLTC, on ne fait pas de gestion de colères toxiques, on aide la personne à libérer des colères justes afin qu’elle puisse se réapproprier cette énergie pour sortir d’emprise et retrouver le fonctionnement de son Être Véritable.
En effet, avant et pendant une fury-room MLTC, on aide la personne à sortir en conscience du triangle de Karpman, afin qu’elle cesse de nourrir les colères désajustées créés par son jumeau/jumelle toxique.
Reprenons l’exemple de la colère injustifiée cité plus haut. Imaginons que Jack se sente Victime de son frère Paul à force d’être comparé négativement à celui-ci par les parents. Selon ces derniers, Paul aurait mieux « réussi » son parcours scolaire et professionnel que Jack et, à cause de cela, Paul fait l’objet d’une préférence marquée au sein de la fratrie. Cela a nourri un profond sentiment d’injustice et d’infériorité chez Jack ainsi qu’une constante colère envieuse envers son frère. Or cette colère n’est pas juste car Paul n’est pas son Bourreau, sa réussite n’étant en rien une menace factuelle au bonheur de Jack. La véritable menace émane des parents qui, sous l’effet de leurs parts toxiques (ou parce qu’ils sont totalement toxiques), ont manipulé et divisé les frères. L’autre menace émane du jumeau toxique de Jack qui l’a manipulé de l’intérieur en le faisant croire qu’il était une Victime impuissante, incapable de se faire justice et d’être le pourvoyeur de son propre bonheur.
Jack n’a donc aucun intérêt à défouler une colère toxique dans l’énergie de la Victime contre une menace irréelle. Ceci ne ferait que renforcer l’illusion créée par l’emprise perverse de ses parents (ou de leurs parts toxiques) et de son propre jumeau toxique. Grâce au travail en psycho-MLTC, Jack pourra quitter ce rôle de Victime qui lui colle à la peau et « alchimiser » sa colère toxique en une Sainte colère libératrice. En tournant sa colère vers les vraies menaces, Jack pourra enfin éprouver une colère juste et légitime qui sera une précieuse source d’énergie pour sa libération d’emprise et pour la construction de son bonheur véritable.
La fury-room MLTC en pratique
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Des séances de psycho-MLTC, permettant de faire un bilan des difficultés émotionnelles que la personne traverse et du rôle de sa part toxique dans leurs genèses.
En comprenant comment sa part toxique l’a entraînée dans ses difficultés la personne pourra peu à peu la contre-carrer en conscience. Ces séances sont alternées avec des soins énergétique MLTC qui aideront la personne à libérer progressivement son fascia des énergies toxiques à l’origine de ses troubles émotionnels. Cette libération énergétique lui permettra d’être plus en phase avec son Être véritable, et donc de profiter et d’intégrer pleinement l’atelier défouloir.
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La séance de fury-room MLTC
La personne pourra laisser exploser ses colères justes sur des sac à frappes, mannequins, photos, souvenirs, ou tout autre objet dont la destruction va symboliser sa libération d’emprise.
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Débriefing de la fury-room MLTC
Il sera fait un bilan de l’atelier défouloir. La personne pourra se rendre compte que, sans le prisme déformant de son jumeau/jumelle toxique et avec l’énergie libérée lors de l’atelier, elle pourra plus facilement faire face à ses difficultés avec une vision plus objective et factuelle et des réponses plus adaptées et libératrices
